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Démétrios Gouguidis est un être primitif, c’est à dire premier. Sa nature est d’être essentiel. Il semble parcourir des forêts d’où il ressort , le regard comblé d’horizons que nul autre ne contemplera. Il accompagne la tribu dans l’errance qui conduit vers le feu. Il aide l’espérance à attendre le jour, c’est à dire l’aube qui prouve encore une fois le monde. Frère impavide, gardien des sèves, il imite l’écriture des grands signes de la terre. Il peut aussi inventer le ciel car il pressent le bonheur des courbes…
(J. E. Bencheikh, extraits, 4 Septembre 1991)
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